Keywords

Berlin

1.2

«Alors que des crimes d’une gravité extrême ont lieu tous les jours, la conscience de l’humanité n’en est pourtant pas touchée.»

Sylvestre Bisimwa (enquêteur principal, Bukavu / Berlin) a été avocat dans le procès des militaires congolais impliqués dans les viols de masse perpétrés dans la ville de Minova. C'est à ce jour, le seul procès de ce genre à avoir été mené. Il plaide régulièrement devant la Cour international de justice de La Haye.

1.3

«Où la corruption était devenue une institution nationale, comment s’étonner de l’effondrement des structures étatiques?»

Colette Braeckman (membre du jury, Bukavu / Berlin) est la correspondante en Afrique du journal belge « Le Soir » . Elle est l'une des meilleures spécialistes de la Guerre civile congolaise, de son origine et du rôle des gouvernements européens. Ses livres sur l'ère Motubus et les conflits au Congo font office de référence.

2.3

«C’était une manipulation machiavélique.»

Serge Lammens (témoin, Berlin) était le directeur administratif de Sominki, une société minière belge, rachetée par BANRO en 1966. Il a dénoncé les pratiques de BANRO, qui a licencié tous les 6000 employés locaux quelques mois seulement après le rachat.

2.4

«Le code minier aujourd’hui en vigueur en RDC est tout simplement une traduction en français de la version rédigée par la Banque Mondiale.»

Vital Kamerhe (témoin et expert, Bukavu / Berlin) est un homme politique, membre de l'opposition et candidat aux élections présidentielles. Il est considéré comme l'un des plus vifs détracteurs du gouvernement de Joseph Kabila, dont il a été le conseiller politique.

2.5

«Banro profite d’une exemption totale pour la totalité de la durée de son projet minier.»

Raf Custers (expert, Berlin) est un historien et journaliste belge. Dans son livre « Chasseur de matières premières », il met en lumière l'histoire de la société minière canadienne BANRO dans le Sud-Kivu et le rôle de la Banque mondiale dans la révision des contrats miniers après la deuxième Guerre du Congo.

3.5

«Quelle loi est en faveur de la majorité et pas seulement d’un élite nationale ou internationale?»

Wolfgang Kaleck (membre du jury, Berlin) est le secrétaire général du Centre européen pour les droits constitutionnels et humains (ECCHR) à Berlin, spécialisé dans les cas de violation des droits de l'homme sur un sol étranger par des multinationales.

3.6

«L’Est du Congo était pendant les guerres un eldorado pour des acteurs locaux et internationaux.»

Christoph Vogel (témoin et expert, Berlin) en tant que doctorant en géographie politique à l'université de Zurich et membre du groupe de recherche sur le Congo à la New York University, il étudie l’interaction entre les régulations transnationales et l'extraction locale du secteur minier dans l'est du Congo.

3.7

«Mon téléphone portable est produit en Chine. Si vous ne privilégiez pas la transparence sur ce genre d’équipements importés, vous ne saurez jamais s’ils sont faits à partir de minéraux des conflits.»

Judith Sargentini (expert, Berlin) est une politicienne néerlandaise, membre du parti GroenLinks. En tant que députée au Parlement européen, elle a milité pour une législation européenne plus stricte afin d'interdire le commerce de minerais provenant de zones de conflits, qui ne repose pas sur la bonne volontée et l'autocertification des importateurs

3.8

«Si nous voulions rendre la chaîne de production à tous les échelons plus transparente, un téléphone portable coûterait 2000 euros.»

Harald Welzer (membre du jury, Berlin) est psychologue social, cofondateur et directeur de la fondation d'utilité publique Futurzwei. Il est aussi professeur honoraire à l'Université de Flensburg et auteur de plusieurs livres, dont « Les guerres du climat ».

4.5

«Les Nations Unies ne sont pas plus fortes ou plus puissantes que ce que les états membres lui permettent de l’être.»

Linda Polman (témoin, Berlin) est journaliste et auteure et l'une des plus fervente détractrice des organisations humanitaires et des missions de maintien de la paix de l'ONU (MONUSCO). Elle critique les conséquences négatives de l'aide superficielle des ONG, qui empêcheraient tout changement politique.

4.6

«La communauté internationale fonctionne avec un système d'aide obsolète qui engendre une dépendance et ignore la durabilité.»

Saran Kaba Jones (membre du jury, Berlin) a fondé en 2009 l'organisation humanitaire FACE Africa, qui approvisionne de nombreuses régions du Liberia en eau potable. The Guardian l'a désigné parmi  les 25 femmes les plus influentes d'Afrique. Elle a aussi été élue Young Global Leader lors du forum économique mondial à Davos.

5.4

«Le rêve de dignité, de respect des droits de l´homme est omniprésent.»

Marc-Antoine Vumilia Muhindo (membre du jury, Berlin) est à la fois auteur, réalisateur et acteur et vit en exil en Suède. Il était une personnalité politique appréciée au Congo et membre du gouvernement congolais de Laurent-Désiré Kabila. En 2003, il a été accusé du meurtre du président Kabila. Il a réussi à s'échapper quelques années plus tard.

5.5

«Il n’y a pas de différence entre les coupables, les spectateurs et les témoins indirects.»

Harald Welzer (membre du jury, Berlin) est psychologue social, cofondateur et directeur de la fondation d'utilité publique Futurzwei. Il est aussi professeur honoraire à l'Université de Flensburg et auteur de plusieurs livres, dont « Les guerres du climat ».

6.3

«Les idées d’auto-protection naissent dans la tête des gens, l’idée des milices pour d’abord protéger la communauté.“

Sylvestre Bisimwa (enquêteur principal, Bukavu / Berlin) a été avocat dans le procès des militaires congolais impliqués dans les viols de masse perpétrés dans la ville de Minova. C'est à ce jour, le seul procès de ce genre à avoir été mené. Tout comme Jean-Louis Gilissen, il plaide régulièrement devant la Cour international de justice de La Haye.

6.6

«Les autorités compétentes n'ont rien fait pour lutter contre ces problèmes. Il faut donc les remplacer.»

Jean-Louis Gilissen (président du tribunal, Bukavu / Berlin) est expert en droit pénal international. Il a plaidé devant la Cour international de justice de La Haye en tant qu'avocat dans le procès contre les chefs des milices de l'Est du Congo. Il a aussi était expert juridique dans l'élaboration d'un rapport de l'ONU sur l'est du Congo, où la situation a officiellement été désignée de génocide